Un coin de ciel bleu, Takamichi

Pourquoi ces mangas ?

Il font encore partie des mangas « feel good » commandés par mon conjoint pour son CDI. C’est une série courte puisqu’elle ne compte que 3 tomes. Parfait pour nos petits budgets !

Résumé :

Bienvenue à Aobato, coin tranquille loin du tumulte de la ville, quelque part sur la côte japonaise. Doux bruit des vagues, chant apaisant des oiseaux, mais aussi rires en cascade sont au programme ! C’est là que vivent Haruka, Yuki, et Misaki, trois amies unies comme les doigts de la main, malgré des personnalités très différentes. Venez donc découvrir leur quotidien : entre les balades sur la plage et les festivals d’été, impossible de résister à l’envie de rejoindre ce joyeux trio !

Avis

Points positifs

La culture japonaise est vraiment mise en valeur dans ces mangas. Un lexique à la fin de chaque tome nous apprend plein de choses : la vie lycéenne, les repas, etc.

Les jeunes filles sont très agréables. Leur amitié est touchante.

Les mangas sont des successions de courtes histoires qui peuvent être indépendantes les unes des autres. Cela permet de laisser le manga et de ne lire que des histoires par-ci par-là. Parfait pour les récréations !

Le manga est drôle. Je me suis souvent vue sourire en le lisant.

C’est un manga en couleur. L’histoire se passant sur la côte, cela donne des paysages magnifiques.

Points négatifsindex

Il ne se passe pas grand chose dans la vie de ces jeunes filles. Alors que ça ne gênait pas du tout pour Au grand air, ici c’est très poussif !

C’est un manga très fifille.

Je n’ai jamais réussi à différencier les héroïnes. Le résumé annonce des caractères bien différents, mais je ne suis pas du tout d’accord. Elles sont complètement interchangeables !

Certaines blagues tombent un peu à plat. Elle s’appuient trop sur la culture japonaise pour nous toucher réellement.

Bilan

Je suis assez mitigée car même si j’ai passé un bon moment à lire ces mangas, je ne suis pas sûre de les acheter pour mes élèves.

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Etre professeur documentaliste : semaine 27

Lundi 8 avril

  • J’ai équipé, catalogué et fait la publicité des nouveautés. Je n’arrive toujours pas à faire des carrousels sur esidoc. Mes paniers ne s’enregistrent pas ! Ça m’énerve. Du coup j’ai supprimé les carrousels sur la page d’accueil car c’était des vieux livres.
  • J’ai bulletiné et dépouillé des périodiques.
    • J’ai accueilli 175 élèves.

Mardi 9 avril

  • J’ai encore bulletiné et dépouillé des périodiques. J’ai l’impression de ne jamais arrêter ! Et pourtant, je ne suis abonné qu’à douze périodiques !
  • J’ai été voir la gestionnaire pour régler des problèmes de pertes de livres. J’en ai profité pour lui demander où en était ma demande d’abonnement au magazine Coyote. Elle ne risquait pas d’aboutir, elle a perdu le papier…
  • J’ai beaucoup travaillé sur les notices des romans.
    • J’ai accueilli 168 élèves.

Jeudi 11 avril

  • J’ai co-animé le projet théâtre. Il ne nous reste que trois séances avant la représentation. Le stress monte…
  • J’ai donné un cours sur la méthodologie de l’exposé à des sixièmes. Les élèves ont classé les informations de leur document de collecte et commence leur exposé.
  • J’ai animé mon club lecture. La plupart des élèves font des bande-annonces de livre. J’ai quand même trois filles qui souhaitent faire du booktube.
  • J’ai travaillé sur les notices des romans.
    • J’ai accueilli 175 élèves.

Vendredi 12 avril

  • Des élèves du club lecture sont venus au CDI pendant leur heure de permanence. Du coup, nous avons avancé sur leur bande-annonces. Ça rend vraiment bien !
  • J’ai rangé les documentaires qui étaient dans un bazar pas possible !
  • J’ai également rangé les fictions…
  • Et les périodiques…
  • J’ai travaillé sur les notices des fictions.
    • J’ai accueilli 165 élèves.

Le CDI sera fermé la semaine prochaine car je pars passer mon oral de CAPES de lettres à Lyon.

La ligue des surper féministes, Mirion Malle

Pourquoi ce livre ?livre_visuel_256

J’ai vraiment aimé Commando Culotte de la même autrice. Alors l’idée d’une BD sur les mêmes thèmes mais à destination des collégiens m’a vraiment emballée !

Résumé

La ligue des super féministes est la première BD jeunesse réellement féministe. Elle s’adresse aux enfants dès 10 ans et aborde des thèmes inédits en jeunesse : la représentation, le sexisme, le consentement, le corps des filles, les notions de genre et d’identité sexuelle…

Les chapitres sont complétés par des pages d’outils théoriques indispensables à tout âge (argumentaires, test de Bechdel…) qui font de cette BD un véritable petit guide d’autodéfense féministe, salutaire à l’âge où s’installent les stéréotypes sexistes.

Avis

Points positifs

Une BD parfaite pour une introduction au féminisme au XXIe siècle !

L’autrice s’adresse à un jeune public (niveau collège) et sait très bien leur parler. Sans entrer trop dans les détails, Mirion Malle explique aux plus jeunes toutes les grandes questions qui agitent le féminisme aujourd’hui.

Chaque principe est illustré par des exemples concrets. Cela permet aux jeunes de bien comprendre la notion.

C’est drôle !

Points négatifs

Comme pour Commando culotte, les dessins ne sont pas beaux. J’ai peur que les élèves se braquent et n’ouvrent pas la BD.

Bilan

A mettre dans tous les CDI de collège !

 

 

Les Orphée, Eric Metzger

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Je l’ai beaucoup vu circuler dans la blogosphère et sur twitter et alors qu’il ne me donnait pas du tout envie (je déteste ce que fait Eric Metzger dans Quotidien) il avait de bonnes critiques. Je me suis donc laissée tenter.

Résumé

Un jour, Louis, trentenaire à la vie monotone, achète un vieux téléphone dans une brocante. Une fois chez lui, alors qu’il s’amuse à le tester, Louis découvre que son nouvel appareil est en réalité une machine à téléphoner dans le passé. Grâce à celle-ci, il parvient à joindre son père, pourtant défunt depuis des années. Le téléphone pourra-t-il empêcher la disparition de ce dernier ? Un soir, Orphée décide de partir à la recherche d’Eurydice. Malheureusement, il ne connaît rien d’elle, ne sait pas du tout à quoi elle ressemble : elle est un fantasme impossible, une lumière au bout d’un couloir sans fin. Tout ce qu’il espère finalement, c’est qu’une fois dans ses bras, il trouvera enfin la paix. L’enfer d’Orphée, c’est la nuit, les soirées, l’alcool, les souvenirs. Il l’arpente, guidé par le fidèle Virgile, et dévore les cercles nocturnes les uns après les autres, remplis de nymphes et de démons : Eurydice où es-tu ? Louis et Orphée, le jour et la nuit, chacun poursuivant une chimère. Jusqu’où la folie peut-elle les conduire ?

Avis

Je suis très très mitigée sur ce roman.

Points positifs

Eric Metzger a une très belle écriture. Son style est simple mais il permet de nous transmettre les émotions de ses narrateurs. Les chapitres (et le livre en général d’ailleurs) sont courts. Le roman est vraiment bien rythmé et ne connaît aucun temps mort.

Le fantastique est très bien dosé. Il n’entre dans le roman qu’à travers le téléphone et la voix du père mort depuis très longtemps. Il n’est qu’un prétexte. Le roman est surtout une fine analyse de l’émoi du narrateur à l’écoute de cette voix d’outre-tombe. Comment réagir face à ce père qui est mort mais qui revit grâce à ce téléphone ? Comment faire pour le sauver d’une mort certaine ? Le narrateur en devient fou et plonger avec lui dans les méandres de ces interrogations est vraiment très intéressant ! Le personnage est tellement réaliste qu’on plonge à corps perdu dans ce texte.

La fin est belle. C’est suffisamment rare pour le souligner !

Le point négatif

Le roman est partagé entre deux narrateurs. Celui qui découvre le téléphone et Orphée. Dans toutes les parties où c’est Orphée qui parle, le texte devient lourd en multipliant les répétitions et les références exagérées sur la mythologie grecque. En plus, il ne se passe strictement rien. Orphée passe de boîte en boîte pour écumer tout son malheur dans l’alcool.  On devine très vite la vraie identité de cet être de la nuit. Mais non, je ne suis pas du tout d’accord avec cela. Je trouve que les deux personnages ne vont pas du tout ensemble. Je ne comprends pas cette recherche effrénée d’Eurydice ! Elle ne colle pas du tout au personnage. La correspondance entre les deux ne fonctionne pas ! A la fin, j’ai même ignoré deux ou trois chapitres sur Orphée et je suis sûre de ne rien avoir raté…

Bilan

Je n’ai aimé que les parties sur le narrateur au téléphone, donc 50% du roman… Le même roman sans les parties sur Orphée aurait été excellent. Un auteur que je vais continuer de lire en tout cas !

Appelez-moi Nathan, Quentin Zuttion

Pourquoi ce livre ?

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Comme pour Morgane, c’est une BD qui m’a été présentée par les médiathécaires.
Résumé :

Nathan est né Lila, dans un corps de fille. Un corps qui ne lui a jamais convenu, il décide alors de corriger cette « erreur génétique » avec le soutien indéfectible de sa famille, ses amis, ses profs et, à seize ans, des injections de testostérone de 0,8 mg par mois. Quitte à devenir quelqu’un, autant que ce soit vous-même.
Avis :
Points positifs

Le sujet. Que c’est dur comme thème !

Nathan né dans le mauvais corps, il voit celui-ci grandir et prendre les mêmes formes que celui des femmes. C’est tellement difficile de le voir souffrir ! Lui qui ne demande qu’une chose : être appelé Nathan.

Pour les parents : donner naissance à une fille, l’élever comme une fille mais se rendre compte qu’elle souffre ! Ce moment d’incompréhension quand ils ne savent pas encore mettre des mots sur ce qui arrive à leur enfant est terrible.

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Le processus est très bien retranscrit. Nous sommes dans la tête de Nathan. Il nous livre de façon très pudique ses émotions. Nous suivons aussi tout le processus médical que cela implique. J’ai vraiment la sensation de bien comprendre, de bien ressentir les sentiments de ce jeune homme.

Le dessin est très délicat. Les couleurs pastels retranscrivent bien la pudeur de l’auteur.
Points négatifs

Nathan a de la chance de ne croiser que des personnages qui le soutiennent. L’auteur a souhaité mettre sous silence les côtés les plus sombres de ce genre d’histoire. C’est dommage car il aurait été intéressant d’évoquer les difficultés d’une telle décision.
Bilan :

Une magnifique BD pleine d’émotion et de pudeur.

Etre professeur documentaliste : semaine 26

Lundi 1er avril

  • J’ai surveillé une heure le brevet blanc.
  • J’ai co-animé une séance pour notre projet théâtre. Nous avons commencé les filages. Cela nous a permis de voir quels groupes devaient travailler un peu plus avant la représentation. Il ne nous reste que quatre séances.
  • J’ai énormément travaillé sur les notices des fictions.
    • J’ai accueilli 142 élèves.

Mardi 2 avril

  • J’ai bulletiné et dépouillé les périodiques reçus.
  • Je participe à un super EPI Histoire-géographie / français. Les élèves doivent faire une fausse interview d’un mineur du XIXe siècle. Je devais faire deux heures de cours sur la recherche d’information mais finalement, à cause de problèmes d’emploi du temps, je n’avais qu’une heure. J’ai donc tout axé sur l’identification du besoin d’information. Mon but était de leur facilité la tâche et leur faire gagné du temps lors de l’étape de la recherche. Nous avons donc bien brainstormé à l’aide d’une carte mentale. A ma grande surprise, ça a bien pris et les élèves ont vraiment bien avancé !
  • J’ai donné deux cours sur la méthodologie de l’exposé à des groupes de sixièmes.
    • J’ai accueilli 156 élèves.

Jeudi 4 avril

J’ai fait grève !

Vendredi 5 avril

  • J’ai participé à une réunion à la médiathèque pour définir la sélection de romans pour le prix littéraire 2019-2020 de notre district.
  • J’ai accompagné une classe de quatrième voir Cyrano de Bergerac au théâtre. La salle était remplie de primaires ! Ma collègue de français et moi étions choquées de voir ça ! Les pauvres se sont ennuyés au bout de dix minutes. Il y avait donc beaucoup de bruit. J’ai du mal à comprendre la démarche des professeurs des écoles car quel est le souvenir qu’ils auront du théâtre ? Que c’est long et que l’on ne comprend rien ? Je trouve que c’est complètement contre-productif.

Morgane, Simon Kansara et Stéphane Fert

Pourquoi ce livre ?morgane

Lors d’une présentation de BD à la médiathèque, les médiathécaires m’ont complètement subjuguée avec cette BD. La légende d’Arthur vue par Morgane. Moi qui adore cet mythe, je me suis plongée avec plaisir dans cette lecture !

Résumé :

Privée de son destin de reine, la demi-sœur du roi Arthur devient la sulfureuse fée Morgane et se dresse contre la tyrannie de la Table ronde et les manipulations de Merlin le fou. Écœurée par le magicien qui joue avec sa vie depuis sa plus tendre enfance, Morgane laisse libre cours à sa colère et assouvit sa soif de pouvoir envers et contre tous : son ancien maître, les hommes, leur nouveau dieu unique et l’ordre établi.

Avis :

Attention coup de cœur !

Points positifs :

morgane-4La légende de Morgane revue sous le prisme du féminisme. Morgane, héritière du trône, se fait voler son trône par les manipulations machiavéliques de Merlin. Cette histoire débute par une insupportable injustice. Pourquoi Merlin ne souhaite pas Morgane sur le trône ? C’est une femme ? En tout cas, son sexe gêne tout son entourage lorsque le roi décide de la nommer héritière du trône.

Le rôle de Merlin est très sombre. Nous sommes très loin du Merlin de la légende que l’on connaît ou celui de Disney. C’est un sorcier cruel qui n’hésite pas à manipuler les vies des gens.

Les scénaristes ont complètement retourné le mythe. Arthur est un naïf avec de vives tendances cruelles, les chevaliers de la table ronde cherchent intensément le Graal sans faire attention à leurs actions (ils violentent, tuent et pillent), etc. Ils ont tout simplement décidé de replacer la légende au Moyen-Âge.

Il y a énormément de rebondissements et de suspens.

Les dessins sont sublimes ! J’aime l’utilisation des couleurs sombres.

Points négatifs :

Aucun !

Bilan

Une BD incroyable à réserver à un public averti !