La BD qui fait du bien, Collectif

Pourquoi ce livre ?9782344026656-001-T

Tout est dans le titre ! J’avais juste envie de lire quelque chose d’agréable.

Résumé

On dit dans les moments difficiles que « la lecture est un refuge. » Pour venir en aide aux enfants, un collectif d’auteurs de BD a décidé de s’unir pour faire de cet adage une réalité. Avec humour et tendresse, ils distillent un message positif d’amour et de compassion dans une série d’histoires courtes et indépendantes allant de 1 à 3 pages.

Avis

Points positifs

J’ai beaucoup aimé changer de dessinateur à chaque histoire. J’ai découvert de beaux univers que je ne connaissais pas encore.

Les histoires sont drôles / émouvantes / belles. On ne s’ennuie pas une seconde. Effectivement cette BD porte bien son nom !

Les dessins sont très travaillés. Les auteurs ont eu à cœur de prendre ce projet au sérieux. Les planches ne sont pas du tout bâclées !

La vente de cette BD est au profit de la recherche pour guérir les cancers des enfants. Ce sujet grave est d’ailleurs évoqué magistralement dans la BD.

Points négatifs

Par purs goûts personnels, je n’ai pas aimé le style de certains dessins.

Bilan

Cette BD est vraiment agréable à lire. A réserver à un jeune public ou pour le début du collège.

 

Publicités

Ne plus être professeur documentaliste

Dans cet article je vous racontais mes désillusions face à ce beau métier de professeur documentaliste. Il est temps de faire le point sur ma situation.

L’année dernière j’ai demandé un changement de discipline en lettres. Il m’a été accordé. Je me suis donc retrouvée à 18h dans un collège à enseigner le français à deux classes de quatrièmes et deux classes de troisièmes. Tout s’est vraiment bien passé. Les jeunes étaient très sympas et ils ont bien réagi face à mes cours. J’ai vraiment eu l’impression de leur apporter quelque-chose. Des mamans m’ont même remerciée de mon travail ! J’étais vraiment touchée et du coup, sûre de mon choix.

Durant cette année j’ai eu trois visites. Deux d’une formatrice Espé et une d’une inspectrice. La formatrice a été géniale. Elle m’a guidée avec bienveillance et m’a confortée dans mon choix. Elle trouvait même que mon expérience de prof-doc apportait beaucoup au métier de prof de Lettres.

L’inspectrice, elle, c’est une autre histoire… Elle a commencé l’entretien par me dire, « vous n’avez pas le bon CAPES. Je ne vous validerai pas. » Et elle m’a fait passer un véritable oral de concours tout en m’humiliant (« un vrai prof de français aurait su répondre à ça ! »)… Elle m’a même totalement rabaissée : »vous avez fait votre lycée où ? – Sarcelles – oh je vois, c’est déjà bien professeur documentaliste ! » Passons sur la haute opinion qu’elle a des profs-docs et de la banlieue parisienne…. Et puis, contre toute attente, elle m’a conseillé de redemander un détachement l’année prochaine.

J’ai refusé. Je me sentait trop humiliée et vraiment pas à la hauteur. Elle a cassé la confiance que j’avais en mes capacités de prof de français. Je n’arrivais plus à faire cours sans me demander si ce que j’enseignais était bien pour mes élèves. Je remettais tout en question. J’ai donc choisi de redevenir prof-doc.

J’ai obtenu au mouvement un super poste dans le collège à 8 minutes à pied de chez moi. Un CDI magnifique et des collègues prêts à travailler avec moi. Oui mais l’envie de changer est restée. Et, je pense toujours et même encore plus ce que j’ai écrit ici !

Du coup, en avant pour le CAPES interne de Lettres Modernes !

Après un oral très chaotique, car je ne suis vraiment pas bonne à l’oral (je perds tous mes moyens face à un jury, et ce alors même que j’ai révisé comme une folle), je l’ai eu !

Je suis donc pour l’instant doublement certifiée (Il faudra au bout d’un moment que j’abandonne l’un des deux CAPES) ! Je suis très fière de moi car cela n’a pas été facile de réviser entre la vie de famille et le travail. Mais surtout, j’avais beaucoup de choses à me prouver !

Maintenant de nouvelles épreuves s’annoncent : nouvel établissement, nouveaux niveaux et surtout, je redeviens stagiaire. Stagiaire alors même que j’ai déjà été tutrice…

Beaucoup de travail en perspective !

Un coin de ciel bleu, Takamichi

Pourquoi ces mangas ?

Il font encore partie des mangas « feel good » commandés par mon conjoint pour son CDI. C’est une série courte puisqu’elle ne compte que 3 tomes. Parfait pour nos petits budgets !

Résumé :

Bienvenue à Aobato, coin tranquille loin du tumulte de la ville, quelque part sur la côte japonaise. Doux bruit des vagues, chant apaisant des oiseaux, mais aussi rires en cascade sont au programme ! C’est là que vivent Haruka, Yuki, et Misaki, trois amies unies comme les doigts de la main, malgré des personnalités très différentes. Venez donc découvrir leur quotidien : entre les balades sur la plage et les festivals d’été, impossible de résister à l’envie de rejoindre ce joyeux trio !

Avis

Points positifs

La culture japonaise est vraiment mise en valeur dans ces mangas. Un lexique à la fin de chaque tome nous apprend plein de choses : la vie lycéenne, les repas, etc.

Les jeunes filles sont très agréables. Leur amitié est touchante.

Les mangas sont des successions de courtes histoires qui peuvent être indépendantes les unes des autres. Cela permet de laisser le manga et de ne lire que des histoires par-ci par-là. Parfait pour les récréations !

Le manga est drôle. Je me suis souvent vue sourire en le lisant.

C’est un manga en couleur. L’histoire se passant sur la côte, cela donne des paysages magnifiques.

Points négatifsindex

Il ne se passe pas grand chose dans la vie de ces jeunes filles. Alors que ça ne gênait pas du tout pour Au grand air, ici c’est très poussif !

C’est un manga très fifille.

Je n’ai jamais réussi à différencier les héroïnes. Le résumé annonce des caractères bien différents, mais je ne suis pas du tout d’accord. Elles sont complètement interchangeables !

Certaines blagues tombent un peu à plat. Elle s’appuient trop sur la culture japonaise pour nous toucher réellement.

Bilan

Je suis assez mitigée car même si j’ai passé un bon moment à lire ces mangas, je ne suis pas sûre de les acheter pour mes élèves.

Etre professeur documentaliste : semaine 27

Lundi 8 avril

  • J’ai équipé, catalogué et fait la publicité des nouveautés. Je n’arrive toujours pas à faire des carrousels sur esidoc. Mes paniers ne s’enregistrent pas ! Ça m’énerve. Du coup j’ai supprimé les carrousels sur la page d’accueil car c’était des vieux livres.
  • J’ai bulletiné et dépouillé des périodiques.
    • J’ai accueilli 175 élèves.

Mardi 9 avril

  • J’ai encore bulletiné et dépouillé des périodiques. J’ai l’impression de ne jamais arrêter ! Et pourtant, je ne suis abonné qu’à douze périodiques !
  • J’ai été voir la gestionnaire pour régler des problèmes de pertes de livres. J’en ai profité pour lui demander où en était ma demande d’abonnement au magazine Coyote. Elle ne risquait pas d’aboutir, elle a perdu le papier…
  • J’ai beaucoup travaillé sur les notices des romans.
    • J’ai accueilli 168 élèves.

Jeudi 11 avril

  • J’ai co-animé le projet théâtre. Il ne nous reste que trois séances avant la représentation. Le stress monte…
  • J’ai donné un cours sur la méthodologie de l’exposé à des sixièmes. Les élèves ont classé les informations de leur document de collecte et commence leur exposé.
  • J’ai animé mon club lecture. La plupart des élèves font des bande-annonces de livre. J’ai quand même trois filles qui souhaitent faire du booktube.
  • J’ai travaillé sur les notices des romans.
    • J’ai accueilli 175 élèves.

Vendredi 12 avril

  • Des élèves du club lecture sont venus au CDI pendant leur heure de permanence. Du coup, nous avons avancé sur leur bande-annonces. Ça rend vraiment bien !
  • J’ai rangé les documentaires qui étaient dans un bazar pas possible !
  • J’ai également rangé les fictions…
  • Et les périodiques…
  • J’ai travaillé sur les notices des fictions.
    • J’ai accueilli 165 élèves.

Le CDI sera fermé la semaine prochaine car je pars passer mon oral de CAPES de lettres à Lyon.

La ligue des surper féministes, Mirion Malle

Pourquoi ce livre ?livre_visuel_256

J’ai vraiment aimé Commando Culotte de la même autrice. Alors l’idée d’une BD sur les mêmes thèmes mais à destination des collégiens m’a vraiment emballée !

Résumé

La ligue des super féministes est la première BD jeunesse réellement féministe. Elle s’adresse aux enfants dès 10 ans et aborde des thèmes inédits en jeunesse : la représentation, le sexisme, le consentement, le corps des filles, les notions de genre et d’identité sexuelle…

Les chapitres sont complétés par des pages d’outils théoriques indispensables à tout âge (argumentaires, test de Bechdel…) qui font de cette BD un véritable petit guide d’autodéfense féministe, salutaire à l’âge où s’installent les stéréotypes sexistes.

Avis

Points positifs

Une BD parfaite pour une introduction au féminisme au XXIe siècle !

L’autrice s’adresse à un jeune public (niveau collège) et sait très bien leur parler. Sans entrer trop dans les détails, Mirion Malle explique aux plus jeunes toutes les grandes questions qui agitent le féminisme aujourd’hui.

Chaque principe est illustré par des exemples concrets. Cela permet aux jeunes de bien comprendre la notion.

C’est drôle !

Points négatifs

Comme pour Commando culotte, les dessins ne sont pas beaux. J’ai peur que les élèves se braquent et n’ouvrent pas la BD.

Bilan

A mettre dans tous les CDI de collège !

 

 

Les Orphée, Eric Metzger

Pourquoi ce livre ?31SdHxAW-kL._SX195_

Je l’ai beaucoup vu circuler dans la blogosphère et sur twitter et alors qu’il ne me donnait pas du tout envie (je déteste ce que fait Eric Metzger dans Quotidien) il avait de bonnes critiques. Je me suis donc laissée tenter.

Résumé

Un jour, Louis, trentenaire à la vie monotone, achète un vieux téléphone dans une brocante. Une fois chez lui, alors qu’il s’amuse à le tester, Louis découvre que son nouvel appareil est en réalité une machine à téléphoner dans le passé. Grâce à celle-ci, il parvient à joindre son père, pourtant défunt depuis des années. Le téléphone pourra-t-il empêcher la disparition de ce dernier ? Un soir, Orphée décide de partir à la recherche d’Eurydice. Malheureusement, il ne connaît rien d’elle, ne sait pas du tout à quoi elle ressemble : elle est un fantasme impossible, une lumière au bout d’un couloir sans fin. Tout ce qu’il espère finalement, c’est qu’une fois dans ses bras, il trouvera enfin la paix. L’enfer d’Orphée, c’est la nuit, les soirées, l’alcool, les souvenirs. Il l’arpente, guidé par le fidèle Virgile, et dévore les cercles nocturnes les uns après les autres, remplis de nymphes et de démons : Eurydice où es-tu ? Louis et Orphée, le jour et la nuit, chacun poursuivant une chimère. Jusqu’où la folie peut-elle les conduire ?

Avis

Je suis très très mitigée sur ce roman.

Points positifs

Eric Metzger a une très belle écriture. Son style est simple mais il permet de nous transmettre les émotions de ses narrateurs. Les chapitres (et le livre en général d’ailleurs) sont courts. Le roman est vraiment bien rythmé et ne connaît aucun temps mort.

Le fantastique est très bien dosé. Il n’entre dans le roman qu’à travers le téléphone et la voix du père mort depuis très longtemps. Il n’est qu’un prétexte. Le roman est surtout une fine analyse de l’émoi du narrateur à l’écoute de cette voix d’outre-tombe. Comment réagir face à ce père qui est mort mais qui revit grâce à ce téléphone ? Comment faire pour le sauver d’une mort certaine ? Le narrateur en devient fou et plonger avec lui dans les méandres de ces interrogations est vraiment très intéressant ! Le personnage est tellement réaliste qu’on plonge à corps perdu dans ce texte.

La fin est belle. C’est suffisamment rare pour le souligner !

Le point négatif

Le roman est partagé entre deux narrateurs. Celui qui découvre le téléphone et Orphée. Dans toutes les parties où c’est Orphée qui parle, le texte devient lourd en multipliant les répétitions et les références exagérées sur la mythologie grecque. En plus, il ne se passe strictement rien. Orphée passe de boîte en boîte pour écumer tout son malheur dans l’alcool.  On devine très vite la vraie identité de cet être de la nuit. Mais non, je ne suis pas du tout d’accord avec cela. Je trouve que les deux personnages ne vont pas du tout ensemble. Je ne comprends pas cette recherche effrénée d’Eurydice ! Elle ne colle pas du tout au personnage. La correspondance entre les deux ne fonctionne pas ! A la fin, j’ai même ignoré deux ou trois chapitres sur Orphée et je suis sûre de ne rien avoir raté…

Bilan

Je n’ai aimé que les parties sur le narrateur au téléphone, donc 50% du roman… Le même roman sans les parties sur Orphée aurait été excellent. Un auteur que je vais continuer de lire en tout cas !

Appelez-moi Nathan, Quentin Zuttion

Pourquoi ce livre ?

9782228921626

Comme pour Morgane, c’est une BD qui m’a été présentée par les médiathécaires.
Résumé :

Nathan est né Lila, dans un corps de fille. Un corps qui ne lui a jamais convenu, il décide alors de corriger cette « erreur génétique » avec le soutien indéfectible de sa famille, ses amis, ses profs et, à seize ans, des injections de testostérone de 0,8 mg par mois. Quitte à devenir quelqu’un, autant que ce soit vous-même.
Avis :
Points positifs

Le sujet. Que c’est dur comme thème !

Nathan né dans le mauvais corps, il voit celui-ci grandir et prendre les mêmes formes que celui des femmes. C’est tellement difficile de le voir souffrir ! Lui qui ne demande qu’une chose : être appelé Nathan.

Pour les parents : donner naissance à une fille, l’élever comme une fille mais se rendre compte qu’elle souffre ! Ce moment d’incompréhension quand ils ne savent pas encore mettre des mots sur ce qui arrive à leur enfant est terrible.

nathan

Le processus est très bien retranscrit. Nous sommes dans la tête de Nathan. Il nous livre de façon très pudique ses émotions. Nous suivons aussi tout le processus médical que cela implique. J’ai vraiment la sensation de bien comprendre, de bien ressentir les sentiments de ce jeune homme.

Le dessin est très délicat. Les couleurs pastels retranscrivent bien la pudeur de l’auteur.
Points négatifs

Nathan a de la chance de ne croiser que des personnages qui le soutiennent. L’auteur a souhaité mettre sous silence les côtés les plus sombres de ce genre d’histoire. C’est dommage car il aurait été intéressant d’évoquer les difficultés d’une telle décision.
Bilan :

Une magnifique BD pleine d’émotion et de pudeur.