Mistral perdu ou les évènements, Isabelle Monin

Pourquoi ce livre ?9782709660822-001-T

J’ai vraiment bien aimé Les gens dans l’enveloppe mais j’étais complètement passée à côté de la sortie de son nouveau roman. Heureusement, la médiathèque l’a mis en avant sur l’une de leur table thématique.

Quatrième de couverture

C’est une histoire intime, la jeunesse lumineuse de deux sœurs nées dans les années 1970 ; et puis la tragédie obscurcit tout. C’est une promenade sur les sentiers de la vie d’une femme, traversés par l’époque, les rêves et ces chagrins inconsolables qui nous font pourtant grandir.

Avis

Toute la première partie est centrée sur l’enfance de la narratrice et de sa sœur. Elles grandissent dans les années 70 / 80. Elles ont une enfance heureuse. Quel bonheur l’évocation de cette époque ! Pour moi qui suis née dans les années 80 et qui donc ai grandi dans les années 90, ces années appartiennent à un passé très lointain et en même temps très proche. J’ai aimé tous les détails qui nous (re)plongent dans l’ambiance. La seconde partie est plutôt une traversée des années qui suivent. Seuls des petits détails d’actualité ou des objets nous reconnecte à l’époque vécue.

Le livre est centré sur la relation de la narratrice avec sa sœur. La phrase « nous sommes deux » est un leitmotiv qui revient sans cesse. Un refrain qui rythme le roman. Relation fusionnelle malgré la différence d’âge. Les deux sœurs sont collées l’une à l’autre. Elle partagent tout. J’ai aimé être témoin de cette complicité enfantine. Comprendre leurs sentiments et les partager.

La narratrice grandit et nous la voyons évoluer. Ses opinions se développent, ses révoltes jaillissent. Elle déménage, rencontre l’amour de sa vie, passe des concours comme n’importe quelle jeune fille. Les romans d’apprentissages sont toujours réjouissants lorsque l’on voit le personnage principal évoluer. Cependant, par rapport à d’autres romans du même genre, ici la narratrice évolue avec / grâce à son époque. J’ai eu le sentiment en lisant ce roman que l’un des personnages principaux de ce livre était le temps qui passe. Aurait-elle évolué de la même façon si elle était née comme moi en 1983 ? Je ne pense pas. Le personnage principale est reliée à son époque et ce tout au long de sa vie.

Puis, arrive un drame. Le roman va alors se focaliser sur la douleur de la narratrice. Sa façon de vivre avec son chagrin omniprésent. C’est beau de la voir nous confier ses peines et ses sursauts de vie.

Le style d’Isabelle Morin est totalement différent de Les gens dans l’enveloppe. Il est vraiment littéraire. Ces phrases sont souvent non verbale. Le refrain « nous sommes deux » qui revient sans cesse rythme mais alourdi à mon sens, le texte. J’ai aimé son choix des titres des chapitres : « enfance 1, adolescence 1 » etc.

Une très bonne lecture !

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