Le prix des Incorruptibles 2016-2017 (1)

Pour la deuxième année consécutive, je participe avec ma collègue de français et une classe de sixième au prix des Incorruptibles. Ce prix littéraire est organisé par l’association des Incorruptibles depuis 1998. Le principe est de lire huit livres et de voter pour son livre préféré.

L’année précédente j’ai fait partie du comité de sélection du prix. J’ai été très surprise de la qualité des romans que j’ai dû lire. J’avais donc très envie de les faire découvrir à mes élèves.

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Aïko, La jeune fille à l’éventail, Pascal Vatinel

Quatrième de couverture : Aïko, une jeune Japonaise, part rejoindre son père, marchand dans un petit port chinois. Là, elle se lance dans le commerce d’éventails et rencontre Han Wei, fils du seigneur local, dont elle tombe vite amoureuse. Leur idylle suscite la colère du père de Han Wei, furieux à l’idée que son fils épouse une Japonaise…

Avis : Voilà un roman où l’héroïne ne se contente pas d’être belle et gentille ! Elle est maligne et se bat comme un garçon. Rien que pour cela, j’ai eu envie de le faire lire à toutes mes élèves filles. Cependant, l’écriture est assez complexe pour certains sixièmes. En effet, il s’agit d’un récit enchâssé dans un autre récit. Malheureusement, plusieurs d’entre eux ont été complètement perdus.

L’histoire est très orientale puisqu’elle se déroule en Chine et mêle les traditions chinoises et japonaises. C’est très dépaysant. L’auteur nous tient en haleine avec un super roman d’aventure. Il maîtrise parfaitement ce genre. L’intrigue est bien ficelée et l’histoire d’amour pas du tout « gnangnan ».

C’est un roman qui peut plaire aux filles comme aux garçons et d’ailleurs mes élèves l’ont beaucoup apprécié.

 

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Caprices ? C’est fini ! de Pierre Delye

Quatrième de couverture : Le roi, excédé par les caprices de sa fille, décide de la marier… S’ensuivent des épreuves hautes en couleurs qu’un jeune bûcheron réussira à la grande surprise de tous. Oui, mais, il dira non, le bûcheron ! Pas d’accord pour épouser la princesse et ses caprices !

Avis : Ce conte est composé de deux parties très distinctes. Dans la première partie on découvre les protagonistes : un roi incapable d’autorité, une princesse capricieuse qui obtient ce qu’elle veut, un majordome malin et un bûcheron humain et innocent. Des personnages types de contes.
Le bûcheron réussit les différentes épreuves invraisemblables qui lui sont imposées pour pouvoir épouser la princesse dont il est immédiatement tombé fou amoureux. Mais une fois devant l’autel, il lui dit non. C’est la première fois que quelqu’un dit non à la jeune femme capricieuse.
Cette première partie m’a laissé complètement de marbre. Elle est d’une structure très banale. Seuls les personnages sont un peu originaux car très drôles.

La seconde partie est elle moins banale. La structure est inversée. C’est la princesse qui doit mériter l’amour du bûcheron. Commence alors un conte initiatique. La princesse doit tout apprendre. Elle devient un personnage très touchant. Tous les personnages deviennent attachants.
J’ai adoré cette dernière partie et j’ai bien rigolé !

Mes élèves n’ont pas encore lu ce roman, mais ceux de mon compagnons ont adoré !

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Dix minutes à perdre, Jean-Christophe Tixier

Quatrième de couverture : Pour la première fois de sa vie, Tim va passer deux jours tout seul. Seul dans la très vieille maison où il vient d’emménager avec ses parents. «Si tu as dix minutes à perdre, commence à détapisser les murs de ta chambre», ironise son père. Tim le prend au mot. Dix minutes, pas une de plus. Mais en arrachant un lambeau de l’affreux papier peint fleuri, Tim fait apparaître un mystérieux message. « Ceci est mon histoire… »

Avis : C’est le seul roman policier de la sélection et c’est bien dommage. Ce style n’était plus dans les programmes ces dernières années et il a été un peu délaissé par les élèves. Moi-même je me suis aperçue que je n’en ai pas beaucoup sur les étagères du CDI.

Tim est un garçon banal auquel tous les jeunes peuvent s’identifier. Il lui arrive une aventure extraordinaire mais surtout terrifiante car dangereuse. J’ai souvent eu peur pour ce jeune homme ! Quel cauchemar pour la future maman que je suis d’imaginer un enfant en prise avec des supers bandits qui ne rigolent pas.
Le suspens monte lentement car Tim comprend ce qui est en train de se passer en même temps qu’il arrive à décoller le papier peint. Et bien sûr quand il comprend, il est trop tard, les méchants sont sur sa piste.

Le roman est très prenant et j’ai eu du mal à le lâcher. Par contre, la fin est vraiment bâclée ! En deux pages tout est réglé. Cela donne vraiment une impression d’inachevé.

Mes élèves ne l’ont pas encore lu mais les élèves de mon compagnon ont bien aimé.

Emily

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