Pepper et Carrot, T.1 et T.2, David Revoy

Pourquoi ces livres ?

Ils font partie de la commande que j’ai passée pour le CDI.

Résumé

Pepper est une apprentie sorcière et Carrot est un chat mais ce sont les meilleurs amis du monde ! Au sein de l’univers merveilleux de Hereva, ils redoublent d’effort pour devenir les plus grands maîtres en magie. Même si on a plutôt l’impression que le sort s’acharne à en faire les plus maladroits… Chez eux, les préparations, incantations et autres invocations sont rapidement synonymes de catastrophes !

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Quelle BD rafraîchissante ! Cela faisait longtemps qu’une série ne m’avait pas autant plu !

Le monde imaginé par l’auteur n’est certes pas révolutionnaire (des jeunes sorcières en apprentissage, des potions magiques, des balais et des chats) mais les histoires sont très drôles. Elles se présentent sous la forme de strips plus ou moins longs ce qui permet d’enchaîner lfi_Pepper-and-Carrot_by-David-Revoy_E10P01es sujets et les situations. Le personnage de Pepper est très attachant. C’est une sorcière joyeuse, qui tente même si elle n’est pas sûre de réussir (d’ailleurs elle rate très souvent). A travers le texte, on comprend bien que son destin est plus grand que ce qu’elle croit. Son chat est adorable et excessivement drôle !

Les dessins sont sublimes. Très colorés et réalistes.

Bref, j’adore cette série !

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Yin et le dragon,Richard Marazano et Yao Xu

Pourquoi ces livresyin_t1_couvhdcorr

Ce sont des achats de mon conjoint pour son CDI.

Résumé

Shanghai 1937. L’armée impériale japonaise a fait main basse sur une large partie de la côte chinoise. En ces temps de tristesse, la menace de l’antique prophétie plane, celle de l’invincible dragon noir Gongong qui doit venir anéantir les hommes quand le désespoir et la haine régneront.

Yin, petite fille d’une dizaine d’années est élevée par son grand-père pêcheur, Liu. Un soir, alors que Liu sort en mer, Yin se faufile sur le bateau. Soudain une bête puissante se débat dans ses filets : un dragon d’or, blessé, que Yin convint son grand-père de cacher et yin_et_le_dragon_t2_couv_hdde soigner… Une décision qui les emmènera bien plus loin qu’ils ne le pensaient.

Avis

Quelle belle lecture ! Je suis complètement conquise par Yin, son grand-père et leur dragon. Le mélange du surnaturel et même des mythes et de la réalité historique (guerre sino-japonaise de la fin des années 30) est très réussie.

Le personnage de Yin est adorable. C’est une petite fille craquante et très attachante qui va vivre une belle aventure. Déjà très effrontée, elle va devenir de plus en plus courageuse au fil des pages. Elle réussira même a intégré la bande de mauvais garçons de son village. Des garçons pas si mauvais qui évidemment se révéleront loyaux et courageux.

Les dessins sont splendides et soulignent l’aventure palpitante qui se joue dans ces pages. Le dragon est particulièrement soigné. Il est rempli de petits détails. Sa couleur dorée ressort magistralement et illumine toute la page lorqu’il est présent. Le dessinateur a également réussi a bien retranscrire la misère dans laquelle vivent les protagonistes mais sans jamais en faire trop.

Je n’ai qu’une hâte, lire le dernier tome !

Delphine Cuveele et Dawid

J’ai déjà évoqué Dessus Dessous et Passe-Passe. Mais, à l’occasion de ma lecture de Pas de deux, j’ai eu envie de les remettre à l’honneur.

Dessus Dessous : une petite taupe vit sous la maison de deux adorables enfants, un frère et une soeur, et de leur père. Ce dernier va tout tenter pour l’en déloger. Ses enfants vont tout faire pour l’en empêcher !

Passe-Passe : Une petite fille s’amuse avec sa mamie. Petit à petit, celle-ci disparaît.

Pas de deux : un nouveau arrive à l’école. Grâce à une petite souris verte, il va devenir copain avec Luce.

Pourquoi j’aime ces BD ?

Les dessins sont magnifiques ! Ils sont colorés, réalistes mais très mignons.

Les histoires, bien que sans texte, sont poétiques, gaies et tellement belles !

Achetez-les !

Le coin BD [8]

Verte, Marie Desplechin et Magali Le HucheVerte

Résumé :

À onze ans, la petite Verte ne montre toujours aucun talent pour la sorcellerie. Pire que cela, elle dit qu’elle veut être quelqu’un de normal et se marier. Elle semble aussi s’intéresser aux garçons de sa classe et ne cache pas son dégoût lorsqu’elle voit mijoter un brouet destiné à empoisonner le chien des voisins. Sa mère, Ursule, est consternée. C’est si important pour une sorcière de transmettre le métier à sa fille. En dernier ressort, elle décide de confier Verte une journée par semaine à sa grand-mère, Anastabotte,puisqu’elles ont l’air de si bien s’entendre. Dès la première séance, les résultats sont excellents. On peut même dire qu’ils dépassent les espérances d’Ursule. Un peu trop, peut-être.

Avis

Cette BD est une adaptation du roman jeunesse éponyme que je n’ai pas lu mais qui m’attire énormément. L’histoire est complètement loufoque. Elle se déroule à notre époque. Les sorcières ne sont pas habillées de noir avec un chapeau pointu. Elle sont totalement intégrées dans notre société. Ainsi, Verte est une petite fille totalement normale. Elle va à l’école et a même un amoureux. Mais le problème c’est qu’elle n’aime pas être une sorcière et sa mère et sa grand-mère se sont mis en tête de lui apprendre le métier. La situation de départ est drôle et Verte est une petite fille qui a un sacré caractère !

Ce sont justement les personnages qui font la richesse de cette BD. Verte est extrêmement attachante. N’importe quelle jeune fille pourra s’identifier à elle. J’ai également adoré la grand-mère qui gère la mauvaise humeur de verte avec brio ! C’est une adorable mamie qu’on ne soupçonnerait pas du tout d’être une sorcière.

Les dessins sont un peu grossiers mais finalement, cela ne m’a pas dérangée. Les couleurs sont très vives ce qui renforce la bonne humeur qui se dégage de cette BD.

J’ai hâte de lire la suite !

Wonderland, Yugo Ishikawawonderland-1-panini

Résumé :

Yukko, une étudiante sans histoire, se réveille un matin pas plus grande qu’un pouce. Lorsque ses parents se font dévorer par leur chat, elle comprend avec horreur que tous les gens de son quartier ont subit le même sort, devenant ainsi la proie des animaux bien plus grands qu’eux.
Avec son chien Poko, Yukko décide de partir chercher de l’aide. Au cours de son périple, elle rencontre Alice, une mystérieuse guerrière qui parle une langue étrange.
Ensemble, elles vont tenter de survivre dans ce monde hostile et de découvrir la raison de leur état.

Avis :

Âmes sensibles, s’abstenir ! J’ai eu beaucoup de mal à finir ce premier tome tant il m’a mise mal à l’aise ! Le sujet est certes innovant, un quartier se réveille un matin et découvre que tous ses habitants ont rapetissé, mais les scènes sont gores et très réalistes. Il est très facile de se mettre à la place de Yukko, le personnage principal, tant l’auteur a rendu l’histoire réaliste. La scène d’ouverture où la jeune fille voit ses parents se faire tuer par un chat est terrible ! La situation est posée immédiatement. Maintenant, il va falloir survivre. L’auteur traite alors du rapport avec autrui. Essentiel à la survie mais tellement instable ! J’ai également beaucoup apprécié le mystère qui plane autour de ce rapetissement. Le point de vue adopté est celui de la jeune héroïne. Nous ne comprenons donc pas ce qui se passe. Nous la suivons et souffrons avec elle.

Les dessins sont très soignés bien que très japonais. Cependant, même si l’action se déroule au Japon, elle n’est pas trop marquée par le lieu et aurait pu se dérouler n’importe où. Seul le costume « baby doll » d’Alice (deuxième personnage principal qui prendra sûrement plus de place dans le deuxième tome) nous rappelle qu’elles sont sur l’archipel.

Je ne suis pas sûre de l’acheter pour mon prochain CDI, ou alors, il faudra faire attention aux lecteurs qui le choisiront.

Emily

Bug – Livre 1, Enki Bilal

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Résumé de l’éditeur :

BUG, définition.

En français : se dit d’un défaut affectant un programme informatique.

En anglais : se dit d’un insecte, d’une bestiole, d’un virus…

En 2041, la Terre est confrontée brutalement et simultanément aux deux. Un homme, seul, se retrouve dans la tourmente, convoité par tous les autres…

 

Avis :

Honte à moi ! Enki Bilal est incontournable et cette BD est pourtant la première de l’auteur que je lis. C’est donc avec un œil neuf et très enthousiaste que je me suis lancé dans la lecture de ce livre.

2041, l’humanité a été vidée de toutes ses substances informatiques, « plus aucune donnée nulle part ». « Tous les disques durs sont vides », « tous les liens[..] ont disparu de manière […] inexplicables ». Bref, plus rien ne fonctionne et le chaos se généralise sur Terre. Dans le même temps, un homme, seul survivant d’une expédition spatiale, est retrouvé dans un vaisseau dans un état inquiétant. D’autant plus inquiétant qu’il semble avoir des connaissances encyclopédiques sur à peu près tout.

Postulat de départ intéressant (plus d’informatique). Mais traitement hasardeux, si ce n’est légèrement risible. Sans être un spécialiste en informatique, on sent l’auteur un peu dépassé. Outre l’idée d’une disparition pure et simple de toute donnée numérique (c’est de la SF, nous pouvons accepter ce fameux bug), plusieurs éléments m’ont fait sortir du récit.

Tout d’abord le vocabulaire utilisé. Sans rentrer dans un débat sans fin, les termes « digital » et « numérique » ne sont pas des synonymes. Les deux ont leurs partisans et même si je préfère largement le second, le premier n’étant à mon sens qu’une traduction littérale de l’anglais, l’utilisation de digital dans le domaine économique et entrepreneurial peut s’entendre. Mais les « ascenseurs numérisés » et autres « rames du réseau digitalisé », c’est un peu trop pour moi.

On sent également dès les premières planches une défiance claire envers l’outil numérique. La sempiternelle rengaine est de sortie : l’informatique ne permet pas aux gens de se parler, ils sont totalement perdus, éblouis par une vie entière faite d’abrutissement sur leurs portables. Sans parler d’une mémoire catastrophique et d’une écriture détruite par les correcteurs orthographiques. Il y a d’ailleurs dans cette BD des passages d’anthologie : des unes de quotidiens écrits après le bug. Je vous passe les détails mais je pense que l’on a bien compris l’avis de l’auteur. Un petit extrait tout de même : « que lés puristes nou’zexcuze ». Du grand art.

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Concernant le dessin, on retrouve le trait si caractéristique de Bilal. Ne connaissant pas ses autres œuvres (à part les planches parues sur internet ou lors d’expositions), je trouve le tout très réussi et l’utilisation, avec parcimonie, de la couleur dans un monde fait de gris apporte un vrai plus à l’ensemble.

Sans être une catastrophe, cette BD me laisse une impression étrange. Ce n’est que le premier tome, l’auteur a posé les bases de son récit. L’idée de départ est intéressante mais l’a priori dont Bilal fait preuve peut rebuter et même être rédhibitoire. Le second livre gommera peut-être ces défauts déjà moins présents sur la fin de ce premier tome. En attendant, et pour me faire un avis plus éclairé sur Enki Bilal, je vais me plonger dans la lecture de la Trilogie Nikopol. Sait-on jamais…

 

Bug – Livre 1, Enki Bilal

Editions Casterman

11/2017 – 86 pages – 18 euros

 

Musas

La terre des fils, Gipi

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Résumé de l’éditeur :

On ne sait rien de ce pays dévasté, hanté par quelques survivants presque animaux, sinon qu’il y a des usines abandonnées et des terres ravagées, des étendues d’eau où surnagent des cadavres de toutes espèces. On ne sait rien, sinon que les champignons y pou

ssent encore et que les cochons s’y épanouissent dans la boue mieux que les hommes. C’est là la terre des fils. Un père et

ses fils survivent. Mutique et brusque, il leur apprend à être invincibles en bannissant toute tendresse. Le soir venu, il griffonne un carnet que les enfants illétrés, ne peuvent pas déchiffrer. A sa mort, les jeunes garçons n’ont d’autre but que de trouver quelqu’un qui puisse leur lire les lignes mystérieuses

Avis :

BD/roman graphique intégralement en noir et blanc, La terre des fils reprend un thème porteur depuis de nombreuses années : le post-apocalyptique. C’est une œuvre dépouillée mais puissante dans ses évocations. Les questions de filiation, de transmission, de religion et d’humanité sont centrales.

Face à la décadence d’un genre humain qui a abandonné tout sens moral, un père ayant connu l’ancien monde essaie d’éduquer ses deux fils à (sur)vivre et être fort. On retrouve dans ce récit des lambeaux d’altruisme à travers certains personnages bienveillants, des fanatiques du nouveau dieu Trokool ou encore des êtres prêts à toutes les compromissions afin de garder un semblant de vie.PlancheA_299328

D’une épaisseur conséquente (288 pages), l’histoire se lit rapidement. Les textes sont courts, émaillés de fautes représentant la déliquescence du langage. Les dessins, proches parfois de croquis, n’en sont pas moins magnifiques. L’effet crayonné donne un cachet unique. Il permet des représentations précises et montre tout le talent de l’auteur.

La terre des fils est une excellente BD, intense à défaut d’être originale dans son propos premier. Le dessin apporte une vraie patte et nous plonge pleinement dans cette atmosphère désolée de fin du monde.

 

La terre des fils, Gipi

03/2017 – 288 pages – 23€

Editions Futuropolis

 

Musas

Le coin BD [7]

Bergères guerrières, Jonathan Garnier et Amélie Flechais9782344016459-L

Résumé :

Voilà maintenant dix ans que les hommes du village sont partis, mobilisés de force pour la Grande Guerre. Dix ans qu’ils ont laissé femmes, enfants et anciens pour un conflit loin de chez eux… La jeune Molly est heureuse car elle peut enfin commencer l’entrainement pour tenter d’entrer dans l’ordre prestigieux des Bergères guerrières : un groupe de femmes choisies parmi les plus braves, pour protéger les troupeaux mais aussi le village ! Pour faire face aux nombreuses épreuves qui l’attendent, Molly pourra compter, en plus de son courage, sur Barbe Noire, son bouc de combat, mais également sur l’amitié de Liam, le petit paysan qui rêve aussi de devenir Bergère guerrière – même si ce n’est réservé qu’aux filles…

Avis

Tout est dit dans le résumé. L’idée de base est vraiment très drôle et bien réalisée. Les personnages sont attachants et les dessins magnifiques ! Seul point négatif, le cliffhanger de la fin. J’ai hâte de lire le tome 2 !

82f4a6b950805cd2ff854e77543e7439Les petites morts : retour vers le fémur, Davy Mourier

Résumé :

Au début il n’y avait rien. Puis, la divine Yaourtière, autrement appelée « Grand Tout », créa le monde. Mais le temps y était long. L’éternité, c’était bigrement interminable. On s’ennuyait à mourir, mais sans vraiment pouvoir trépasser. La Yaourtière créa donc la mort. C’était pratique pour arrêter de vivre mais très laborieux. Alors la Yaourtière inventa la première faucheuse et lui confia le job…

Avis :

Alors, je ne pense pas être la cible de ces BD. Autant les précédents tomes étaient sympathiques, autant celui-ci m’a laissé complétement de marbre. Les jeux de mots sont sans intérêt et surtout pas très révolutionnaires et surtout l’humour n’est juste pas drôle. Passé l’attrait du thème original, je me suis lassée. Je ne pense pas lire les suivants s’ils devaient exister.