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Il faut flinguer Ramirez, Nicolas Pétrimaux

Pourquoi ce livre ?9782344011881-001-T

Encore une BD empruntée par mon conjoint.

Résumé

Et si derrière la légende du pire assassin mexicain… Se cachait le meilleur expert en aspirateurs de tous les temps ?

Falcon City, Arizona. Jacques Ramirez travaille à la Robotop, une entreprise d’électroménager et l’un des fleurons industriels du coin. Employé modèle, il bosse vite, bien, et sait surtout se faire discret. Pour cause : il est muet. Sa vie bascule le jour où deux membres d’un dangereux cartel pensent reconnaître en lui l’homme qui a trahi leur organisation par le passé : Ramirez, le pire assassin que le Mexique ait jamais connu. Aussi étonnant que cela puisse paraître, sous le chapeau du nettoyeur légendaire se cacherait désormais… un expert en aspirateurs hors-pair. Et maintenant que les hommes du cartel l’ont démasqué, ils feront tout, absolument tout… pour flinguer ce fumier !

Avis

Points positifs

L’univers est génial ! On est plongé dans un film de Tarantino !

Les dessins sont magnifiques. Les couleurs chaudes du Sud des Etats-Unis donnent de la profondeur à l’histoire.

Le personnage principal, Ramirez, est un pauvre gars (excellent réparateur d’aspirateurs) qui ne comprend pas ce qui lui arrive. Toute l’histoire est basée sur un quiproquo assez drôle.

Points négatifs

L’histoire avance très lentement, trop lentement. Ce premier tome est vraiment une introduction pour la suite de l’histoire. Du coup, la lecture de cette BD a été ennuyeuse.

Pour l’instant, je ne comprends pas l’utilité des deux filles. Ce sont des copier-coller de Thelma et Louise. Leurs personnages n’apportent rien.

Bilan

J’attends de lire la suite mais pour l’instant, je ne suis pas du tout convaincu.

 

Titan noir, Florence Aubry

Pourquoi ce livre ?9782812615979

Lors des réunions de préparation du prix littéraire de notre réseau, mes collègues et les médiathécaires m’ont vraiment loué ce roman.

Résumé

Employée dans un parc océanographique, Elfie, 18 ans, devient rapidement dresseuse d’orques. Mais alors qu’elle nous raconte sa relation privilégiée avec l’une d’entre elles, Titan Noir, une autre voix dresse un panorama terrifiant de ces parcs… et nous dévoile l’identité réelle de cette orque.

Avis

Je suis très mitigée sur ce roman.

J’ai bien sûr était très touchée par les conditions de vie des animaux marins tels que les décrit Florence Aubry. C’est vraiment terrible de les voir si malheureux. Quelques jours plus tard, une émission de France Inter a fait écho à ma lecture. Les parcs aquatiques sont malheureusement des lieux de vie non-adaptés à ces énormes animaux, notamment les orques.

Titan a beau être un animal tueur d’hommes, nous éprouvons beaucoup de peine pour cet animal. Il est facile de l’excuser et surtout de le comprendre.

Les actions des soigneurs et des directeurs de parcs aquatiques posent beaucoup de questions. Pourquoi laisse-t-on faire ça ? Titan est constamment attaqué par les femelles qui vivent dans le même aquarium. Ils sont victimes de la promiscuité. Chaque matin, inlassablement, il est soigné. Pourquoi n’y a-t-il aucune réaction ?

C’est à peu près tout ce que j’ai aimé dans ce roman.

Le personnage principal est niais. Je n’ai pas du tout aimé Elfie. Elle subit et ne prend aucune décision. Elle se laisse vivre. J’aurais préféré soit qu’elle choisisse de se battre pour la protection de ces animaux, soit qu’elle choisisse sciemment de rester employée du parc.

Le roman est partagé entre des pages blanches, le récit raconté par Elfie, et des pages noires. Le personnage des pages noires n’est qu’un prétexte pour raconter l’histoire de l’orque. C’est vraiment trop artificiel. Je n’y ai pas cru un instant. Il y avait vraiment autre chose à faire ! Je suis très déçue.

La fin ne m’a pas convaincue.

Bilan

Cela m’a amené à m’informer un peu plus sur l’orque Tilikum qui a inspiré Florence Aubry mais cela s’arrête là. Ce n’est pas une lecture mémorable…

Etre professeur documentaliste : semaine 30

Lundi 13 mai

  • J’ai préparé mon grand concours Harry Potter qui aura lieu en juin.
  • J’ai retiré du fonds des romans désherbés.
  • J’ai travaillé sur les notices et logos des romans.
  • J’ai assisté à une réunion avec la cheffe adjointe pour notre projet théâtre avec les cinquièmes.
    • J’ai accueilli 101 élèves.

Mardi 14 mai

  • Journée consacrée aux notices et logos des romans. J’aimerais finir avant de partir.
  • J’ai fait cours à une classe de sixième. Ils finissent leurs exposés.
    • J’ai accueilli 75 élèves.

Jeudi 16 mai

  • J’ai commencé à ranger la réserve.
  • J’ai donné un cours sur les exposés en sixième. Ils n’ont besoin que d’un cours supplémentaire avant de passer à l’oral.
  • J’ai accompagné les cinquièmes au théâtre pour répéter notre pièce de théâtre. Ils ont été insupportables. Ils sont incapables de faire le silence en coulisses !
    • J’ai accueilli 49 élèves.

Vendredi 17 mai

  • J’ai commencé à faire un planning pour que les sixièmes visitent la médiathèque.
  • Je me suis battue avec mes deux imprimantes. Elles ne veulent plus du tout imprimer alors que je viens juste de leur remettre de l’encre… Les deux ! J’ai fait appel au gestionnaire réseau pour m’aider à résoudre le problème.
  • J’ai rédigé un mot qui récapitule les détails techniques pour les parents des cinquièmes du projet théâtre. Nous avons très peur que certains élèves ne viennent pas se produire au festival…
  • J’ai travaillé sur mon intervention au sein de la séquence sur les interviews des personnages du roman Le tour du monde en 80 jours. Je vais leur présenter le format de l’interview.
  • J’ai travaillé sur l’escape game du CDI.
    • J’ai accueilli 90 élèves.

Le voyage de Marcel Grob, Sébastien Goethals et Philippe Collin

Pourquoi ce livre ?9782754822480

C’est mon conjoint qui l’a emprunté à la médiathèque.

Résumé

11 octobre 2009. Marcel Grob, un vieil homme de 83 ans, se retrouve devant un juge qui l’interroge sur sa vie. Et plus particulièrement sur le 28 juin 1944, jour où ce jeune Alsacien rejoint la Waffen SS et est intégré dans la 16e division Reichsführer, trois mois après le débarquement allié en Normandie. Marcel se rappelle avec émotion de ce jour fatidique où, comme 10 000 de ses camarades Alsaciens, il fût embrigadé de force dans la SS. Non, il n’était pas volontaire pour se battre mais il n’avait pas le choix, il était pris au piège. Mais pour le juge qui instruit son affaire, il va falloir convaincre le tribunal qu’il n’a pas été un criminel nazi. Alors, Marcel Grob va devoir se replonger dans ses douloureux souvenirs, ceux d’un « malgré nous », kidnappé en 1944, forcé d’aller combattre en Italie, au sein d’une des plus sinistres division SS. Un voyage qui l’amènera à Marzabotto, au bout de l’enfer…

Avis

Quelle histoire incroyable ! La première fois que j’ai entendu parler des « Malgré nous », c’est lors de mon année de stage en Alsace. Il n’y avait pas une semaine sans que la Seconde Guerre Mondiale ne soit évoquée à la cantine avec mes collègue. J’ai pu constater à quel point le traumatisme de l’annexion est encore bien présent chez les alsaciens. Je n’avais jusque là jamais réfléchi aux conditions de vie de cette population à qui on a imposé la nationalité allemande du jour au lendemain. 

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Le personnage, Marcel Grob est très touchant. C’est un jeune homme à qui on a enlevé le peu d’insouciance qui lui restait. Il est incorporé de force dans une division SS et, sous la menace constante de représailles auprès de sa famille ou même de sa mort (nous assistons d’ailleurs à des scènes atroces de mise à mort), il est contraint à des actes impardonnables.

J’ai beaucoup aimé le parti pris des auteurs qui ont essayé de montrer que certains méchants n’étaient pas si méchants. Il reste très difficile encore aujourd’hui en France d’admettre que certains allemands ne faisaient qu’obéir. Marcel se lie d’amitié avec son commandant qui se révèle être un homme bon qui ne cessera de le protéger.

Je ne connaissais pas du tout l’histoire du village italien Marzabotto. Elle ressemble le-voyage-de-marcel-grob-1beaucoup à celle d’Oradour-sur-Glane. C’est horrible de s’imaginer à la place de Marcel. Il pose d’ailleurs cette terrible question : « Et vous, qu’auriez-vous fait à ma place ? ».

Les dessins sont sublimes. L’illustrateur Sébastien Goethals a travaillé sur les couleurs : bleu, sépia, gris, blanc. Elles suivent les événements et les saisons.

Bilan

Une BD très émouvante à lire absolument !

 

Etre professeur documentaliste : semaine 29

Dernière période et dernière rentrée en tant que professeur documentaliste (enfin j’espère).

Lundi 6 mai

  • J’ai travaillé sur la conception d’une séance sur le lexique de la BD pour le projet avec une classe de 3e et les médiathèques autour du collège.
  • J’ai enregistré, équipé et fait la publicité des nouveautés de la semaine.
  • J’ai bulletiné et dépouillé les périodiques reçus durant mon absence et durant les vacances.
  • J’ai enregistré les nombreux retours.
  • J’ai rangé l’espace des spécimens. C’était vraiment le bazar !
    • J’ai accueilli 125 élèves.

Aujourd’hui à la récréation j’ai remarqué quelque-chose qui m’a beaucoup touchée : mes habitués se mélangent tous. Il n’y a plus de classe, ni d’âge. Ça m’a beaucoup émue !

Mardi 7 mai

  • J’ai bulletiné et dépouillé des périodiques.
  • J’ai passé toute la journée sur les notices de fiction et sur les petits logos de genre que j’appose sur chaque dos.
    • J’ai accueilli 81 élèves.

Jeudi 9 mai

  • J’ai longuement discuté d’un projet avec une collègue de Lettres. Nous allons faire écrire des interview de personnages du roman Le tour du monde en 80 jours de Jules Verne à des cinquièmes.
  • J’ai co-animé l’avant dernière répétition de théâtre.
  • J’ai présenter le lexique de la BD à la classe de troisième qui participe à notre projet BD. Maintenant l’objectif est de réaliser leur propre planche.
  • J’ai encore et toujours bulletiné et dépouillé…
  • J’ai travailler sur les notices de fiction.
    • J’ai accueilli 43 élèves.

Vendredi 10 mai

  • J’ai commencé à sortir du fonds les romans que j’avais désherbé.
  • J’ai aidé une collègue à faire un montage vidéo.
  • J’ai donné la deuxième séance sur la BD. Les élèves avaient l’air de ne pas écouter lors de la première séance et pourtant, alors qu’ils commencent leur planche autobiographique, ils réutilisent le cours que je leur ai fait !
    • J’ai accueilli 95 élèves.

L’allumeur de réverbères, Nathalie Wyss

Pourquoi ce livre ?CVT_Lallumeur-de-reverberes_3108

Je l’ai pris complètement au hasard à la médiathèque. Le titre et la couverture m’ont plu.

Résumé

Tobi, 11 ans, est allumeur de réverbères à Luz, où les quartiers pauvres n’ont pas le droit d’être éclairés. Il tombe amoureux de Sidonie, qui, ayant peur du noir, finit par quitter la ville.

Avis

Un énorme coup de cœur pour ce livre !

Points positifs

Ce roman est plongé dans un univers steampunk et merveilleux. Cependant c’est très léger. On ne les retrouve que par petites touches par-ci par-là. C’est exactement ce que j’aime. Le genre ne doit pas prendre le pas sur l’histoire.

Les deux jeunes héros sont très touchants. Tobi est un idéaliste. Il rêve de pouvoir éclairer les rues pauvres alors qu’il n’a pas le droit. Ce n’est d’ailleurs pas son seul rêve. Tobi est un petit garçon qui subit les traditions familiales. Son plus grand rêve est de ne pas faire ce qu’on attend de lui. Sidonie, elle, est une jeune fille pauvre. Elle a la vie dure. C’est cependant une petite fille très cultivée qui ne survit que grâce aux livres.

Les livres sont très présents dans ce roman. Ils sont décrits comme très positifs. La lecture et le savoir sont très importants, soit pour la rêverie, soit pour l’aboutissement des projets de Tobi.

C’est une belle histoire d’amour entre les deux enfants.

Un livre plein de rebondissements ! Je ne me suis pas ennuyée un instant. Je l’ai d’ailleurs presque lu d’une traite.

C’est très bien écrit. Les chapitres sont courts mais bien pensés.

Points négatifs

Je ne comprends pas pourquoi l’autrice a rajouté du merveilleux dans son texte. Je sais qu’elle a voulu créer un monde à part entière, mais elle pouvait tout à fait se passer de dragons ou de lutins.

Le personnage de la maman n’est pas agréable. Je ne pense pas qu’il était nécessaire de donner une mère acariâtre à Tobi pour qu’on aime ce personnage.

Bilan

A faire lire à tous les enfants et les jeunes jusqu’en cinquième ! Je vais d’ailleurs trouver un moyen pour le faire lire à mes futurs élèves en français !