Delphine Cuveele et Dawid

J’ai déjà évoqué Dessus Dessous et Passe-Passe. Mais, à l’occasion de ma lecture de Pas de deux, j’ai eu envie de les remettre à l’honneur.

Dessus Dessous : une petite taupe vit sous la maison de deux adorables enfants, un frère et une soeur, et de leur père. Ce dernier va tout tenter pour l’en déloger. Ses enfants vont tout faire pour l’en empêcher !

Passe-Passe : Une petite fille s’amuse avec sa mamie. Petit à petit, celle-ci disparaît.

Pas de deux : un nouveau arrive à l’école. Grâce à une petite souris verte, il va devenir copain avec Luce.

Pourquoi j’aime ces BD ?

Les dessins sont magnifiques ! Ils sont colorés, réalistes mais très mignons.

Les histoires, bien que sans texte, sont poétiques, gaies et tellement belles !

Achetez-les !

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A son image, Jérôme Ferrari

Pourquoi ce livre41WEpUDgzUL._SX262_BO1,204,203,200_

Je continue mon exploration de la rentrée littéraire.

Résumé

Par une soirée d’août, Antonia, flânant sur le port de Calvi après un samedi passé à immortaliser les festivités d’un ma­riage sous l’objectif de son appareil photo, croise un groupe de légionnaires parmi lesquels elle reconnaît Dragan, jadis rencontré pendant la guerre en ex-Yougoslavie. Après des heures d’ardente conversation, la jeune femme, bien qu’épuisée, décide de rejoindre le sud de l’île, où elle réside. Une embardée précipite sa voiture dans un ravin : elle est tuée sur le coup.
L’office funèbre de la défunte sera célébré par un prêtre qui n’est autre que son oncle et parrain, lequel, pour faire rempart à son infinie tristesse, s’est promis de s’en tenir stric­tement aux règles édictées par la liturgie. Mais, dans la four­naise de la petite église, les images déferlent de toutes les mémoires, reconstituant la trajectoire de l’adolescente qui s’est rêvée en photographe, de la jeune fille qui, au milieu des années 1980, s’est jetée dans les bras d’un trop séduisant militant nationaliste avant de se résoudre à travailler pour un quotidien local où le “reportage photographique” ne sem­blait obéir à d’autres fins que celles de perpétuer une collec­tivité insulaire mise à mal par les luttes sanglantes entre clans nationalistes.
C’est lasse de cette vie qu’Antonia, succombant à la tentation de s’inventer une vocation, décide, en 1991, de partir pour l’ex-Yougoslavie, attirée, comme tant d’autres avant elle, dans le champ magnétique de la guerre, cet irreprésentable.

Avis

Je suis très perplexe face à ce roman.

Tout d’abord, je n’ai pas trouvé le style de Jérôme Ferrari exceptionnel. C’est écrit certes sobrement mais peut-être trop car on approche du banal.

L’histoire n’est pas non plus transcendante. Une photographe qui travaille dans un quotidien régional rêve d’une carrière plus brillante. Seule originalité, sa vie nous est racontée lors de son enterrement.

J’ai uniquement aimé le personnage du prêtre / parrain qui célèbre la messe malgré lui. J’ai aimé partager ses interrogations, ses pensées et son malaise. Antonia est un personnage féminin fort et fragile à la fois (comme il se doit dans un roman). Ses liens avec les indépendantistes corses sont évoqués mais trop sommairement pour moi. Rien n’est approfondi dans ce roman. Même lorsqu’elle décide de partir photographier la guerre, seul épisode qui aurait pu être intéressant, il est résumé très rapidement ! C’est un personnage vu et revu.

Les chapitres sont entre-coupé de deux portraits de photographes qui ont compté dans l’histoire de la photographie. Je n’ai pas du tout compris ce qu’ils faisaient là. Démontrent-ils la pauvreté du travail d’Antonia ? Soulignent-ils son ambition d’une meilleure réussite ?

Un petit avis pour un petit livre qui me laisse perplexe.

Être professeur documentaliste : semaine 2

Lundi 10 septembre :

  • J’ai traité tous les documentaires qui n’apparaissent pas dans l’inventaire… Il y en a beaucoup avec des cotes très farfelues.
  • Je suis allée voir la gestionnaire pour connaître l’état des finances. Le budget est globalisé mais en gros j’ai 1200 euros. Il me reste 800 euros à dépenser. Elle a aussi accepté de commander dans une librairie locale.
    • J’ai accueilli 93 élèves et crié presque autant de fois ! Les élèves sont dans une phase de test qui ne me plaît pas du tout. Beaucoup pensent qu’ils peuvent venir au CDI pour ne rien faire ou pour discuter. C’est usant !

Mardi 11 septembre :

  • J’ai finalisé mon diagnostic et je l’ai envoyé à ma chef (qui est toujours aussi disponible !).
  • J’ai contacté le théâtre de la ville d’à côté pour nouer un partenariat avec un chorégraphe dans l’optique d’un projet sur la danse et les émotions avec un professeur de français et un d’EPS. Malheureusement, cela n’a pas abouti.
  • J’ai continué de traiter les documentaires.
  • J’ai commencé à faire ma commande de livres.
  • J’ai fait le point sur les séries à continuer dans les BD et les mangas.
    • J’ai accueilli 92 élèves.

Jeudi 13 septembre :

  • J’ai passé la matinée à préparer ma commande. Je n’avais jamais eu autant d’argent à dépenser !
  • J’ai géré des mails pour plusieurs projets.
  • J’ai vérifié les ouvrages qui n’apparaissent pas sur l’inventaire (encore!)
    • J’ai accueilli 89 élèves.

Vendredi 14 septembre :

  • J’ai longuement discuté EPI avec une professeur d’histoire-géographie.
  • J’ai fini de pointer les mangas et de régler les problèmes de cotes.
  • J’ai envoyé ma commande à la gestionnaire.
  • J’ai refait la signalétique des étagères de fictions (et je me suis battue avec l’étiqueteuse).
  • J’ai rempli le questionnaire Gidec.
  • J’ai commencé à rentrer des nouveautés dans la base.
    • J’ai accueilli 64 élèves (enfin une petite journée !)

 

La vérité sort de la bouche du cheval, Meryem Aloui

Pourquoi ce livre ?G01603

C’est LE livre qui me faisait le plus envie dans cette rentrée littéraire ! Je me suis donc empressée de le réserver à la médiathèque.

Résumé

Jmiaa, prostituée de Casablanca, vit seule avec sa fille. Femme au fort caractère et à l’esprit vif, elle n’a pas la langue dans sa poche pour décrire le monde qui l’entoure : son amoureux Chaïba, brute épaisse et sans parole, ou Halima, sa comparse dépressive qui lit le Coran entre deux clients, ou encore Mouy, sa mère à la moralité implacable qui semble tout ignorer de l’activité de sa fille. Mais voici qu’arrive une jeune femme, Chadlia, dite «Bouche de cheval», qui veut réaliser son premier film sur la vie de ce quartier de Casa. Elle cherche une actrice…

Avis

Ce roman est magnifique ! Il mérite bien d’être dans la première sélection du Goncourt. Je ne cesse de le recommander à tout le monde tant il m’a plu.

Le thème d’abord. Il est très fort ! Jmiaa est une prostituée que se confie au lecteur. Elle ne lui cache rien. Elle nous fait partager son quotidien de fille de la rue, de mère, d’amoureuse, d’alcoolique, d’amie… Au fil des pages elle se dévoile de plus en plus. Elle nous fait rire et pleurer ! Son quotidien est partagé entre petites joies et galères de la vie dans la pauvreté. Grâce à des flash back, on comprend pourquoi elle se retrouve à faire le trottoir : un homme évidemment. Jmiaa est de ces femmes qui se perdent par amour. Elle n’a malheureusement pas tiré le bon numéro avec son mari. Mais cela lui a servi de leçon et a fait naître en elle un sacré caractère ! Elle est de ces femmes de la rue qui certes vendent leur corps, mais ne sont pas soumises. Elle est capable de sortir ses griffes et d’attaquer.

Je me suis vraiment attachée à ce personnage haut en couleur. Difficile de parler des autres personnages tant ils sont secondaires face à elle. De plus, le récit est fait du point de vue de Jmiaa. Il est donc impossible de se faire un avis. Elle a des opinions tranchées. Ainsi, le personnage de « dents de cheval » n’acquerra de prénom que quand elle aura su se faire une place dans l’estime de Jmiaa.

J’ai beaucoup aimé partager son quotidien mais un peu moins son changement de destin à la toute fin. J’ai trouvé la fin plate et sans aucun intérêt.

La langue est magnifique dans son authenticité, dans sa grossièreté et dans son argot. L’auteur a joué avec les mots pour les rendre les plus authentiques possibles.

Un des personnages que je n’ai pas évoqué est le Maroc. Je me suis sentie complètement dépaysée et je n’ai qu’une envie, me promener dans les rues de Casablanca !

Lisez ce livre ! Il mérite un grand succès.

 

Être professeur documentaliste : Semaine 1

Vendredi 31 août : pré-rentrée

  • J’ai rencontré mes nouveaux collègues qui ont l’air très sympathiques.
  • J’ai rencontré mon « aide-doc ». Un professeur en reconversion avec des soucis de santé. Je n’ai rien contre lui qui souhaite s’investir dans le CDI. Je suis plutôt bien tombée même s’il va y avoir du travail, mais ce système de reconversion car plus apte à enseigner aux élèves, non ! Rappelons encore et toujours que dans professeur documentaliste, il y a professeur !
  • J’ai créé un coin lecture en bougeant des meubles. La réserve est donc devenue un garde meuble…

Lundi 3 septembre

  • J’ai encore joué à la déménageuse.
  • J’ai exploré la réserve.
  • J’ai discuté avec la CPE des nouvelles règles de vie au CDI.
  • J’ai imprimé les dites règles et les ai collé un peu partout. J’ai complètement changé l’accès au CDI le midi. J’espère que les anciens vont voir les affiches.
  • Je me suis présentée aux sixièmes qui passaient devant le CDI pour la visite du collège.
  • Mon aide-doc a commencé l’inventaire.
  • J’ai recréé les cotes effacées de certains documents.

Former mon aide-doc m’épuise. C’est bien plus difficile que d’être tutrice ! Il a des soucis de mémoire et je dois être très patiente. J’y arrive aisément avec les élèves mais un peu moins avec les adultes.

Mardi 4 septembre

  • J’ai accueilli mes premiers élèves : que des garçons ! Je n’ai eu aucune remarque sur le réaménagement… Idem pour les heures d’après. Je suis assez déçue. Le coin lecture est quand même bien utilisé !
  • J’ai fini de recréer les cotes manquantes ou effacées. Il en reste encore beaucoup…
  • J’ai récupéré mes codes ENT et déjà discuté d’un projet avec un prof de français via ce même ENT.
  • J’ai traité les livres n’apparaissant pas dans l’inventaire. La plupart sont pourtant bien enregistrés. Mystère ! D’autres ont échappé à mon aide-doc.
  • J’ai essayé de rétablir l’interconnexion e-sidoc / ENT avec ma principale (qui est très disponible) mais sans succès.
  • J’ai édité les rappels de l’année précédente et je les ai distribué dans les nouvelles classes.
  • J’ai bulletiné les nombreux périodiques arrivés pendant les vacances.
  • Mon aide-doc continue l’inventaire.
    • J’ai accueilli 94 élèves pour la première journée.

Jeudi 6 septembre

  • J’ai installé la traditionnelle table thématique sur la rentrée.
  • J’ai continué à traiter les livres extraits de l’inventaire par mon aide doc.
  • J’ai importé la nouvelle liste des emprunteurs dans mon logiciel de gestion.
  • Mon conjoint (professeur-documentaliste également) est passé m’aider à organiser les espaces du CDI. J’avais besoin d’un regard extérieur. Il m’a résolu mon problème d’inventaire : les documents qui n’apparaissaient pas dans l’inventaire n’ont pas de notice ! Beaucoup de travail en perspective.
    • J’ai accueilli 92 élèves.

Vendredi 7 septembre

  • J’ai encore réaménagé le CDI en créant un coin orientation et un coin pour les tables thématiques.
  • J’ai discuté avec la CPE de l’organisation de l’accueil des élèves lors de la pause méridienne. Les élèves n’ont pas le temps de manger s’il veulent venir au CDI. Du coup, on essaye les pass « prioritaire à la cantine » que je distribuerai tous les matins.
  • J’ai essayé de réinstaller CDIstat mais je n’ai absolument pas réussi à importer la base des élèves.
  • J’ai envoyé un mail à tous mes collègues pour leur expliquer les domaines d’intervention des professeurs documentalistes. J’ai de très bons retours et des cours en perspective.
  • J’ai vidé les placards et fait du vide.
  • J’ai traité toutes les BD qui n’apparaissaient pas dans l’inventaire. Beaucoup n’avaient pas de cotes. Elles sont rangées par titre car c’est plus pratique pour les élèves mais sans cote, il n’est pas possible de faire l’inventaire.
  • J’ai discuté avec la psy-EN. Nous envisageons un grand projet sur les stéréotypes dans les métiers.
    • J’ai accueilli 74 élèves.

Mistral perdu ou les évènements, Isabelle Monin

Pourquoi ce livre ?9782709660822-001-T

J’ai vraiment bien aimé Les gens dans l’enveloppe mais j’étais complètement passée à côté de la sortie de son nouveau roman. Heureusement, la médiathèque l’a mis en avant sur l’une de leur table thématique.

Quatrième de couverture

C’est une histoire intime, la jeunesse lumineuse de deux sœurs nées dans les années 1970 ; et puis la tragédie obscurcit tout. C’est une promenade sur les sentiers de la vie d’une femme, traversés par l’époque, les rêves et ces chagrins inconsolables qui nous font pourtant grandir.

Avis

Toute la première partie est centrée sur l’enfance de la narratrice et de sa sœur. Elles grandissent dans les années 70 / 80. Elles ont une enfance heureuse. Quel bonheur l’évocation de cette époque ! Pour moi qui suis née dans les années 80 et qui donc ai grandi dans les années 90, ces années appartiennent à un passé très lointain et en même temps très proche. J’ai aimé tous les détails qui nous (re)plongent dans l’ambiance. La seconde partie est plutôt une traversée des années qui suivent. Seuls des petits détails d’actualité ou des objets nous reconnecte à l’époque vécue.

Le livre est centré sur la relation de la narratrice avec sa sœur. La phrase « nous sommes deux » est un leitmotiv qui revient sans cesse. Un refrain qui rythme le roman. Relation fusionnelle malgré la différence d’âge. Les deux sœurs sont collées l’une à l’autre. Elle partagent tout. J’ai aimé être témoin de cette complicité enfantine. Comprendre leurs sentiments et les partager.

La narratrice grandit et nous la voyons évoluer. Ses opinions se développent, ses révoltes jaillissent. Elle déménage, rencontre l’amour de sa vie, passe des concours comme n’importe quelle jeune fille. Les romans d’apprentissages sont toujours réjouissants lorsque l’on voit le personnage principal évoluer. Cependant, par rapport à d’autres romans du même genre, ici la narratrice évolue avec / grâce à son époque. J’ai eu le sentiment en lisant ce roman que l’un des personnages principaux de ce livre était le temps qui passe. Aurait-elle évolué de la même façon si elle était née comme moi en 1983 ? Je ne pense pas. Le personnage principale est reliée à son époque et ce tout au long de sa vie.

Puis, arrive un drame. Le roman va alors se focaliser sur la douleur de la narratrice. Sa façon de vivre avec son chagrin omniprésent. C’est beau de la voir nous confier ses peines et ses sursauts de vie.

Le style d’Isabelle Morin est totalement différent de Les gens dans l’enveloppe. Il est vraiment littéraire. Ces phrases sont souvent non verbale. Le refrain « nous sommes deux » qui revient sans cesse rythme mais alourdi à mon sens, le texte. J’ai aimé son choix des titres des chapitres : « enfance 1, adolescence 1 » etc.

Une très bonne lecture !

Chien-Loup, Serge Joncour

Pourquoi ce livre ?CVT_Chien-Loup_2079

J’aime lire les romans de la rentrée littéraire. J’ai la chance d’avoir près de chez moi, un médiathécaire qui assure ! Toutes les nouveautés sont disponibles très vite. Chien-Loup m’a fait de l’œil. J’ai entendu son auteur à la radio et le sujet m’est apparu très intéressant !

Résumé

L’idée de passer tout l’été coupés du monde angoissait Franck mais enchantait Lise, alors Franck avait accepté, un peu à contrecœur et beaucoup par amour, de louer dans le Lot cette maison absente de toutes les cartes et privée de tout réseau. L’annonce parlait d’un gîte perdu au milieu des collines, de calme et de paix. Mais pas du passé sanglant de cette maison que personne n’habitait plus et qui avait abrité un dompteur allemand et ses fauves pendant la Première Guerre mondiale. Et pas non plus de ce chien sans collier, chien ou loup, qui s’était imposé au couple dès le premier soir et qui semblait chercher un maître.

En arrivant cet été-là, Franck croyait encore que la nature, qu’on avait apprivoisée aussi bien qu’un animal de compagnie, n’avait plus rien de sauvage ; il pensait que les guerres du passé, où les hommes s’entretuaient, avaient cédé la place à des guerres plus insidieuses, moins meurtrières. Ça, c’était en arrivant.

Avis

Je suis une amatrice des romans historiques. J’ai beaucoup aimé que l’auteur mette face à face les années 14/15 et les années 2017. Ce n’est cependant pas une comparaison mais plutôt une mise en lumière. Le passé explique le présent.

Le passé : un petit village très isolé se retrouve sans homme suite à la mobilisation générale de la Première Guerre Mondiale. Arrive un dompteur de cirque allemand qui vient se cacher avec ses fauves. Cette présence va perturber la vie déjà difficile des femmes du village. L’animalité va prendre le dessus. L’animalité des lions et des tigres que la présence des troupeaux excite. L’animalité des femmes qui doivent s’occuper des fermes avec la peur de recevoir une mauvaise nouvelle. L’animalité du dompteur, bel homme sauvage et brut qui affole les sens de Joséphine, première veuve du village. L’animalité du maréchal ferrant qui sombre dans la jalousie. Tous les personnages sont là, place au tragique ! J’ai aimé comment Serge Joncour nous conte l’histoire de ce village. Il se focalise sur certains personnages qui deviennent centraux. La grande Histoire côtoie les petites histoires personnelles. Le tragique, bien que prévisible, prend son temps avant de se produire.

Le présent : un couple de bobo parisien vient se « déconnecter » dans l’ancienne maison du dompteur. Le lourd passé du bâtiment est omniprésent. L’homme bien que réfractaire à ces vacances, se laisse séduire par le lieu grâce à un Chien-Loup. C’est tellement prévisible ! Dès les premiers mots, on sait que l’homme va aimer cet endroit. J’ai détesté comprendre ce qui allait se passer. Les personnages sont trop stéréotypés. Un bobo parisien accro à la technologie qui fait un malaise en découvrant qu’il ne capte pas sur son lieu de vacances. Serge Joncour a beaucoup de problèmes avec les nouvelles technologies j’ai l’impression ! Son texte écrit dans l’émission de radio de France Inter « Boomrang » me le confirme. Je vous encourage à l’écouter. Je trouve que de nos jours, cela n’a rien de terrible d’être angoissé parce qu’il n’y a pas de réseau. Quant à la part d’animalité qui se réveille chez lui parce qu’il côtoie le Chien-Loup et l’isolement des lieux, j’ai trouvé cela très superficiel. Quant au Chien-Loup, il est doté d’un caractère humain et d’une intelligence peu appropriés. Je n’ai pas réussi à m’attacher à ce couple et ce chien.

Le style de l’auteur ne m’a pas particulièrement marqué. J’ai cependant aimé l’alternance des époques. Seul gros bémol, nous apprenons ce qui va se passer en 1915 en 2017. Du coup, quand cela se produit en 1915, il n’y a plus de surprise. Cela je ne comprends pas du tout. Quel est l’intérêt ? L’histoire est pourtant très bien menée.

Je suis passée complètement à côté du message de ce texte. Dommage !